Manque de confiance en soi : comment la Gestalt-thérapie (à Saint-Malo) peut vous aider à retrouver un appui intérieur
“Je manque de confiance en moi.”
Manque d’assurance au travail, peur du regard des autres, sentiment d’infériorité, difficulté à prendre sa place dans le couple ou la famille…
La confiance en soi est devenue une préoccupation centrale, souvent associée à l’anxiété ou à l’épuisement.
Mais la confiance ne se décrète pas.
Et elle ne se “répare” pas par la volonté.
En Gestalt-thérapie, nous explorons comment le doute s’installe aujourd’hui, dans des situations précises, et comment il peut évoluer.
Le manque de confiance : un problème d’estime… ou de relation ?
Beaucoup de personnes pensent manquer de compétences.
Pourtant, elles sont souvent :
compétentes
reconnues
appréciées
investies
Ce qui vacille, ce n’est pas leur valeur réelle.
C’est leur sécurité intérieure dans certaines situations relationnelles.
Le manque de confiance apparaît rarement partout.
Il surgit :
face à l’autorité
dans le conflit
lorsqu’il faut se positionner
lorsqu’un regard est perçu comme évaluateur
La question devient alors :
👉 Que se passe-t-il précisément dans ces moments-là ?
Étude de cas : Émilie, 38 ans (prénom modifié)
Émilie consulte en Gestalt-thérapie, à Saint-Malo pour un “manque de confiance au travail”.
Elle occupe un poste à responsabilités.
Ses évaluations sont bonnes.
Mais en réunion, elle se sent illégitime.
Symptômes :
gorge nouée
respiration courte
confusions mentales et pensées envahissantes : “Je vais dire quelque chose de stupide.”
tendance à se taire, puis à ruminer après coup
Elle a déjà tenté de “se raisonner”.
Sans effet durable.
Le travail en thérapie : partir du présent
En séance, nous ne cherchons pas immédiatement l’origine.
Je lui demande :
“Quand vous imaginez la réunion, qu’est-ce que vous ressentez ici, maintenant ?”
Elle remarque :
une contraction dans le ventre
une tension dans les épaules
une voix intérieure très critique
un brouillard mental
Plutôt que d’analyser, nous restons avec cette expérience.
Ce que le travail thérapeutique a permis concrètement
Voici ce que signifie “ajuster sa manière d’être en contact”, dans son cas.
1️⃣ Repérer le moment précis où elle bascule
Avant, tout semblait global : “Je ne suis pas à la hauteur.”
En séance, elle apprend à identifier :
le moment exact où la tension monte
le regard particulier qui la déclenche
la pensée automatique qui surgit
Ce repérage change déjà quelque chose :
elle n’est plus “envahie”, elle observe.
2️⃣ Différencier passé et présent
Peu à peu, elle réalise que certaines situations professionnelles réactivent un vécu ancien :
peur de décevoir
peur d’être jugée
exigence excessive envers elle-même
Le travail ne consiste pas à revivre le passé, mais à reconnaître :
“Aujourd’hui, je ne suis plus dans cette situation ancienne.”
Cette différenciation diminue l’intensité émotionnelle.
3️⃣ Expérimenter en séance
Nous travaillons aussi à partir de la relation thérapeutique.
Par exemple :
lorsqu’elle minimise ce qu’elle vient de dire
lorsqu’elle cherche mon approbation
lorsqu’elle s’excuse d’occuper du temps
Je peux doucement nommer :
“Je remarque que vous vous excusez… est-ce que vous le faites souvent ?”
Cela lui permet de voir comment elle s’efface dans la relation, même ici.
4️⃣ Ajustements progressifs dans la vie réelle
Avec le temps, Émilie expérimente :
parler plus lentement
poser une question au lieu de se justifier
accepter de ne pas avoir la réponse parfaite
respirer avant d’intervenir
Un jour, elle me dit :
“Je n’étais pas totalement à l’aise, mais je ne me suis pas effondrée.”
La confiance n’est pas devenue totale.
Mais elle a gagné en stabilité.
Pourquoi la confiance ne s’impose pas
On ne peut pas forcer la confiance.
Mais on peut :
comprendre ses mécanismes relationnels
apaiser la critique intérieure
renforcer l’appui corporel
différencier passé et présent
élargir sa capacité à rester en contact sans se dissoudre
C’est un travail progressif, mais profondément transformateur.
Quand consulter pour un manque de confiance en soi ?
Vous pouvez envisager un accompagnement si :
vous doutez constamment de vous
vous vous sentez inférieur(e) dans certaines relations
vous avez peur du jugement
vous vous effacez trop facilement
vous ruminez après les interactions
vous répétez des situations où vous vous sentez “pas assez”
La thérapie peut être un espace pour comprendre ces mécanismes et retrouver plus de liberté.
Questions fréquentes (FAQ)
La thérapie aide-t-elle vraiment à retrouver confiance en soi ?
La psychothérapie ne “donne” pas confiance, mais elle aide à comprendre les mécanismes qui fragilisent l’estime de soi et à expérimenter d’autres manières d’être en relation.
Combien de temps faut-il pour retrouver confiance ?
Chaque parcours est différent. Le travail thérapeutique s’inscrit dans un processus progressif, à votre rythme.
Le manque de confiance vient-il toujours de l’enfance ?
Pas uniquement. Certaines expériences anciennes influencent notre manière d’être aujourd’hui, mais c’est dans le présent que le travail s’effectue.
En conclusion
La confiance en soi n’est pas un trait fixe.
C’est une expérience relationnelle vivante.
En Gestalt-thérapie, nous travaillons à restaurer votre capacité à rester en contact avec vous-même et avec les autres, sans vous effacer.
Si vous vous reconnaissez dans ces difficultés, un premier entretien peut être un espace pour clarifier votre situation et envisager un accompagnement adapté.
La Gestalt-thérapie à Saint-Malo
Gestalt-thérapeute à Saint-Malo (Rochebonne), j’accompagne des adultes confrontés à des blocages, des difficultés relationnelles ou des périodes de transition.
La Gestalt-thérapie est une approche humaniste et relationnelle, centrée sur l’ici et maintenant, qui permet de remettre du mouvement là où la vie s’est figée.
👉 Pour en savoir plus sur ma manière de pratiquer la Gestalt-thérapie, vous pouvez consulter la page « La Gestalt-thérapie ».
👉 Si cet article fait écho à votre vécu, vous pouvez me contacter pour une première séance.